• Communiqué de presse - Vincent Peillon - 28/06/2012  

    Conformément au vote exprimé le 28 juin par le Conseil supérieur de l'éducation, organe représentatif qui regroupe l'ensemble des acteurs et partenaires de l'école, le ministre de l'éducation nationale décide la modification du calendrier scolaire 2012-2013.


    Les modifications du calendrier scolaire 2012-2013 sont les suivantes :

    • Les vacances de la Toussaint, dans les trois zones, débuteront le samedi 27 octobre et se termineront le lundi 12 novembre 2012 au matin.

    • Une journée est rattrapée au mois d'avril ou au mois de mai : les élèves auront cours soit le mercredi 3 avril, soit le mercredi 22 mai. Le choix sera arrêté localement par les recteurs. Lorsque des cours sont déjà organisés le mercredi matin, les élèves auront cours mercredi 3 avril et mercredi 22 mai après-midi.

      Il est à noter que les mercredis travaillés ont été choisis dans des semaines comportant un jour férié. Il n'y a donc pas d'alourdissement de la semaine de travail, ni pour les élèves, ni pour les enseignants.

    • Les vacances d'été commenceront le samedi 6 juillet 2013 après la classe, au lieu du jeudi 4 juillet.

    Les vacances de la Toussaint sont ainsi portées à deux semaines pleines pour permettre un véritable repos au cours du premier trimestre, dont la longueur est préjudiciable à l'attention des élèves.

    Le nombre de jours travaillés dans l'année et la durée des vacances sont inchangés.

    Le principe d'une alternance régulière entre les périodes de congé et de travail, inscrit dans les lois de 1989 et 2005, est ainsi mieux respecté.

    Cette décision a été prise dans le respect des procédures de consultation. La concertation sur les autres questions relatives aux rythmes scolaires : temps de la journée, de la semaine et de l'année se poursuivra dans le cadre de la consultation nationale sur la refondation de l'École.

    Modification du calendrier scolaire 2012-2013


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  • Comme le café pédagogique le fait très bien, je me contente de relayer les informations de la semaine qui m'interpellent. N'hésitez pas à vous abonner à ce site !!!!

    UNE PARTIE DE LA REVUE DE PRESSE DU CAFÉ PÉDAGOGIQUE

    François Hollande en défenseur de l'école à Dieudonne
    A quoi ressemble un président "normal" ? A la modestie du cortège ? A une certaine modération dans les choixpédagogiques ? Aux valeurs mises en avant ? Jeudi 7 juin 2012, François Hollande s'est invité à l'école des Trois cahiers de Dieudonne (Oise) pour apporter une bonne nouvelle aux enseignants et rappeler qu'il faut voter pour lui donner une majorité.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/06/08062012Article634747366114150973.aspx

    Vincent Peillon pose la question de la notation
    Le 2 juin, devant la Peep, V Peillon a évoqué la notation. Il a promis de "faire évoluer la notation pour qu'elle ne soit pas perçue comme une sanction" et pour diminuer l'échec scolaire. Une déclaration qui fait écho à la campagne lancée par l'Afev au début de l'année scolaire. Et qui relance un vrai débat dans le monde de l'Ecole.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/06/05062012Article634744749016164720.aspx

    La "refondation" sous pression syndicale
    Au fur et à mesure que Vincent Peillon reçoit de nouvelles fédérations syndicales, de nouvelles exigences sont portées en avant. De nouveaux éclairages sur la circulaire de rentrée et la loi d'orientation apparaissent.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/06/07062012Article634746478663536585.aspx

    Primaire : Le Snuipp envisage la suppression de l'aide personnalisée en 2013
    S'appuyant sur une enquête réalisée auprès de près de 20 000 enseignants du primaire, le Snuipp, premier syndicat du primaire, demande la suppression en 2013 de l'aide personnalisée jugée inefficace par 80% des enseignants.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/06/06062012Article634745637248067125.aspx

    Le Conseil d'Etat programme la mort de la masterisation
    Par un arrêt rendu le 1er juin, le Conseil d'Etat fixe au 31 juillet 2012 la date limite de validité des arrêtés de mise en place de la masterisation. Il oblige V. Peillon à réglementer.
    http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2012/06/06062012Article634745637245413918.aspx


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  •  Pour un long week-end...rien ne vaut la lecture de quelques rapports pour y voir plus clair sur l'évoluation de l'éducation nationale LOL LOL LOL .... A vos tabettes !!!!

    Publication de rapports des inspections générales (IGEN, IGAENR)

     

    Rapports récents des inspections générales 

    Décembre 2011
    Rapport n° 2011-125 - Le fonctionnement des jurys de validation des acquis de l’expérience VAE - IGAENR

    Octobre 2011
    Rapport n°2011-108 - L'école maternelle - IGAENR-IGEN

    Septembre 2011
    Rapport n° 2011-104 - Les classes pour l'inclusion scolaire (CLIS) en 2010 - IGEN

    Août 2011
    Rapport n° 2011-098 - L'enseignement des langues et cultures de l'antiquité dans le second degré - IGEN

    Juillet 2011
    Rapport n° 2011-075 - Suivi de l'enseignement primaire : pilotage local et suivi des élèves (note de synthèse)  - IGAENR-IGEN

    Juillet 2011
    Rapport n° 2011-093 - Mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants - Note n° 3 - IGAENR-IGEN

    Juillet 2011
    Rapport n° 2011-085 - Élaboration d'un cadre de référence pour les partenariats avec les associations complémentaires de l'école - IGAENR

    Juillet 2011
    Rapport n° 2011-084 - Les cordées de la réussite à l'épreuve de leur généralisation : observations, problématiques et préconisations - IGAENR-IGEN

    Juin 2011
    Rapport n° 2011-069 - La mise en œuvre du programme CLAIR - IGAENR-IGEN

    Juin 2011
    Rapport n° 2011-056 - Le remplacement des enseignants absents - IGAENR

    Juin 2011
    Rapport n° 2011-057 - Le suivi de la mise en place des premiers internats d'excellence - IGAENR-IGEN

    Juin 2011
    Rapport n° 2011-055 - Fonctionnement des services académiques - IGAENR

    Juin 2011
    Rapport n° 2011-073 - Le Plan Ecole Numérique Rurale - IGAENR-IGEN

    Mai 2011
    Rapport n° 2011-049 - Principes pour l'élaboration d'une politique éducative d'établissement  - IGEN

    Mai 2011
    Rapport n° 2011-038 - Mission d'étude sur la situation de l'UNSS - IGAENR

    Avril 2011
    Rapport n° 2011-045 Mise en œuvre de la réforme de la formation des enseignants - Note n° 2  - IGAENR-IGEN

    Février 2011
    Rapport n° 2011-019 - Suivi de la mise en œuvre de la rénovation de la voie professionnelle - IGAENR-IGEN


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  • Voici les informations communiquées par le nouveau ministre sur le site du ministère. Quelques changements notoires : pas de remontées académiques, l'évaluation tend à redevenir un outil diagnostic pour les apprentissages à destination de l'équipe enseignante, l'évaluation n'est plus binaire.

     

    L'évaluation des acquis des élèves version 2012


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  • L'heure est à la revue de presse en ce moment sur le blog. LOL J'espère que cette rubrique sera interactive !
     
    LU SUR LE SITE DU SNUIPP jeudi 10 mai
     
    Premiers changements

    9 mai 2012

     

    L’équipe de Vincent Peillon, le conseiller Education de François Hollande, a informé le SNUipp-FSU qu’il sera mis fin aux évaluations CE1 – CM2 et que le dispositif est allégé pour la session du 21 au 25 mai. Des discussions devraient s’ouvrir l’année prochaine sur l’ensemble du dossier.

    C’était dans l’air depuis hier et c’est aujourd’hui confirmé, le prochain ministre de l’Éducation nationale annoncera, dès sa nomination, que le dispositif d’évaluation CE1 - CM2 controversé et fortement critiqué par le SNUipp-FSU ne survivra pas dans sa forme actuelle.

    Pour la session du 21 au 25 mai 2012 :
    - Les DA-SEN et les IEN devraient être informés de l’abandon de la procédure de saisie et de remontée des résultats au ministère.
    - Les livrets déjà imprimés seront mis à la disposition des écoles pour que localement, les enseignants puissent en utiliser les items qu’ils jugent utiles à leur classe, à la réussite de leurs élèves, et comme supports de communication avec les parents.
    - L’indemnité de 400 euros seraient alors maintenue.

    Dès cet été, ouverture de discussions pour tout revoir

    La partie dédiée à ces évaluations serait retirée de la circulaire de rentrée, et le futur ministre devrait annoncer l’ouverture de discussions pour une remise à plat complète du dossier dès l’année prochaine. Pour le SNUipp-FSU, une remise à plat totale des dispositifs d’évaluation et une clarification des objectifs assignés à ces derniers devront être au coeur de la concertation notamment en distinguant pilotage du système (par échantillonnage) et outils utiles aux enseignants pour la classe.

    Quoi qu’il en soit, c’est un premier signal positif envoyé aux enseignants des écoles. Les batailles menées par le SNUipp et les autres organisations syndicales contre des évaluations, que le HCE lui-même qualifiait en septembre dernier de « trompeuses » et de « peu exigeantes » semblent avoir enfin porté leurs fruits.

    source : http://www.snuipp.fr/Premiers-changements


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  • Il n'allait pas partir sans rien faire tout de même !!!! (ironie bien sûr)... Je suis furieuse !!! Ce décret acte l'avaluation des enseignants sur entretien et l'avancement au mérite !!!! .... Soyons vigilant pour que ce texte de loi soit abrogé rapidement, nous avons le devoir de reprendre en main notre profession pour accompagner le changement.
    Si mon analyse est erronée surtout faites le moi savoir !
     
     
    JORF n°0108 du 8 mai 2012 page
    texte n° 147


    DECRET
    Décret n° 2012-702 du 7 mai 2012 portant dispositions statutaires relatives à l'appréciation et à la reconnaissance de la valeur professionnelle de certains personnels enseignants, d'éducation et d'orientation relevant du ministre chargé de l'éducation nationale

    NOR: MENH1208061D


    Publics concernés : personnels enseignants, d'éducation et d'orientation relevant du ministre chargé de l'éducation nationale (chargés d'enseignement de l'éducation physique et sportive, instituteurs, conseillers principaux d'éducation, professeurs agrégés, professeurs certifiés, adjoints d'enseignement, professeurs d'éducation physique et sportive, professeurs d'enseignement général de collège, professeurs des écoles, directeurs de centre d'information et d'orientation et conseillers d'orientation-psychologues, professeurs de lycée professionnel, professeurs des écoles du corps de l'Etat créé pour la Polynésie française et instituteurs de la fonction publique de l'Etat recrutés à Mayotte).
    Objet : modification du régime de l'appréciation de la valeur professionnelle et des modalités d'avancement d'échelon.
    Entrée en vigueur : le texte entre en vigueur à compter du 1er septembre 2012 selon un échéancier propre à chaque corps.
    Notice : le décret réforme le régime de l'appréciation de la valeur professionnelle des personnels enseignants, d'éducation et d'orientation relevant du ministre chargé de l'éducation nationale, en introduisant un entretien professionnel, ainsi que les modalités d'avancement d'échelon, qui comporteront désormais un mécanisme de réductions et de majorations d'ancienneté.
    Les spécificités du ministère chargé de l'éducation nationale, tenant notamment au nombre de personnels enseignants, d'éducation et d'orientation qu'il emploie et à la nature des fonctions qu'ils exercent, conduisent à la définition d'un dispositif juridique propre aux personnels concernés, qui s'inspire toutefois du cadre général de la rénovation du système d'évaluation des fonctionnaires de l'Etat prévue par la loi n° 2009-972 du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique et par le décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010 relatif aux conditions générales d'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires de l'Etat.
    Le décret modifie chaque statut particulier pour mettre fin au système de notation, au profit d'un dispositif d'appréciation de la valeur professionnelle fondé sur un entretien professionnel triennal. Cet entretien est conduit par le supérieur hiérarchique direct et donne lieu à un compte rendu qui peut faire l'objet d'une demande de révision.
    Pour les personnels exerçant des fonctions d'enseignement, d'éducation ou d'orientation relevant de l'enseignement scolaire, l'entretien est réalisé sur la base d'une autoévaluation, à l'élaboration et à la validation de laquelle les corps d'inspection sont pleinement associés dans le cadre de leurs missions.
    Par ailleurs, les grilles d'avancement d'échelon du premier grade des différents corps concernés sont modifiées en profondeur : le système d'avancement « multi cadencé » actuel (au grand choix, au choix, à l'ancienneté) est remplacé par un dispositif d'attribution de réductions ou de majorations d'ancienneté, par rapport à l'ancienneté exigée pour accéder d'un échelon à l'échelon supérieur. L'allocation des réductions d'ancienneté est établie en fonction des résultats de l'appréciation de la valeur professionnelle. Compte tenu de la situation particulière des grilles d'avancement des personnels enseignants d'éducation et d'orientation, des modalités particulières de conservation du bénéfice des réductions d'ancienneté entre les différents échelons sont prévues.
    Enfin, des dispositions spécifiques sont prévues pour les personnels nouvellement titularisés ou détachés dans l'un des corps enseignants, d'éducation et d'orientation, en ce qui concerne l'appréciation de leur valeur professionnelle et les modalités d'avancement d'échelon.
    Références : le code de l'éducation et les autres textes modifiés par le présent décret peuvent être consultés, dans leur rédaction issue de cette modification, sur le site Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).
    Le Premier ministre,

    source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025824582&dateTexte=&categorieLien=id

     


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  • LE CAFÉ PÉDAGOGIQUE

    Bruno Suchaut inaugure une série d'analyses sur ce que devraient être les 6 premiers mois du quinquennat Hollande en matière d'éducation. Un autre article demain

     

    "Le temps n'est plus à multiplier expertises et rapports". Pour Bruno Suchaut, chercheur associé à l'IREDU, URSP (Vaud), le nouveau président dot engager immédiatement des réformes en commençant par celle du temps scolaire pour changer la vie interne des établissements..

     

    François Hollande, comme ses prédécesseurs, va probablement bénéficier d’un état de grâce pendant les premiers mois de son quinquennat, les partenaires de l’école devraient alors manifester une certaine bienveillance à l’égard du prochain ministre de l’éducation et de son action future. C’est donc pendant cette période que les mesures inspirées du programme du nouveau Président doivent se mettre en place, sachant que les décisions politiques sont à envisager à deux niveaux.

    source : café pédagogique 7 mai 2012

    ÉDUCAVOX

    Une page se tourne aujourd’hui. L’idée de refondation du système éducatif s’est donc imposée dans les urnes, mais tout reste à faire.
    La tâche sera rude.
     
     
    Il faudra d’abord expliquer clairement à la Nation quels sont les enjeux et faire partager cette idée essentielle, que le monde a tellement changé depuis la création de l’école de Jules Ferry et les efforts de rénovation entrepris après mai 1968, qu’il sera impossible de se limiter à corriger l’existant, à l’améliorer, à le retoucher aux marges, à le coloriser.
     

    Les liftings peuvent sauver ou conforter des apparences, mais ils ne peuvent pas supprimer la réalité du vieillissement et de l’obsolescence. Il faudra expliquer que la conception de l’éducation détermine, au moins en partie, l’avenir de la société, du vivre ensemble, de la réussite économique, sociale et sociétale.

    par Pierre Frackowiak lundi 7 mai 2012 -

    http://www.educavox.fr/actualite/debats/article/education-tout-reste-a-faire

     

    L'EXPRESS

    François Hollande a beaucoup parlé d'école pendant sa campagne. Et beaucoup promis. Les premiers mois de son quinquennat seront dédiés à la préparation d'une réforme d'ampleur de l'Education nationale. 

    L'éducation a été au coeur de la campagne de François Hollande. Elle sera le dossier prioritaire de son futur gouvernement. Passés les discours de meeting, l'heure est aux actes. En matière d'éducation François Hollande a déjà tracé sa feuille de route, exposée dès le 4 avril dernier dans un "agenda du changement". La première mesure prise par son gouvernement sera l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire, par décret "entre le 6 mai et le 29 juin". 

    Après les législatives, le mois de juillet sera consacré à la mise sur pied d'un "plan d'urgence" pour la rentrée scolaire, en trois volets: affectation de 1000 postes en plus dans l'enseignement primaire, le rétablissement des Rased et le recrutement de personnels éducatifs supplémentaires, enfin des "mesures d'urgence pour compléter la formation pratique des professeurs néo-titulaires". Un volant de trois à quatre heures de formation pour les nouveaux professeurs est aujourd'hui à l'étude. 

    Les syndicats mettent la pression

    Depuis novembre, Vincent Peillon et son équipe discutent avec les organisations syndicales des modalités concrète de ce plan d'action. Le rythme des discussions s'est accéléré durant les derniers mois de la campagne sous l'égide de Bruno Julliard, secrétaire national du PS à l'éducation et de Yannick Trigance, ancien inspecteur et conseiller régional PS. 

    Avant même les passations de pouvoirs, prévues la semaine prochaine, le Snes, principal syndicat du secondaire met la pression au futur ministre: "un plan d'urgence pour la rentrée 2012 doit être le premier pas d'un renouveau pour l'Education et particulièrement le second degré ", prévient-il dans un communiqué diffusé le 7 mai. Le syndicat appelle même tous les personnels de collège et de lycée à se réunir dans les établissements pour faire connaître les traductions locales de ce plan d'urgence." Et maintenant?", s'interroge de son côté l'Unsa-Education sur un registre plus mesuré: "Des mesures d'urgence pour la rentrée prochaine et l'engagement pour une refondation de l'École et de l'Éducation dans toutes ses dimensions sont les premières priorités à afficher puis à mettre en oeuvre". 

    Une grande loi préparée dès le mois d'août

    Outre ces mesures d'urgence, le futur ministre de l'Education nationale s'engagera dès le mois d'août dans la préparation de la "grande loi d'orientation et de programmation" prévue pour l'automne. La réforme des rythmes scolaires avec le retour au mercredi matin travaillé et le raccourcissement des vacances scolaires, celle de la formation des enseignants avec la création de l'école supérieure du professorat et de l'éducation, la programmation exacte du recrutement des 60 000 postes dont 5000 pour les universités, seront détaillés dans ce texte de loi. A plus long terme, une nouvelle réforme de la carte scolaire est programmée, et l'éducation prioritaire sera repensée. 

    Plusieurs réformes prises par les gouvernements Fillon devraient être abrogées: la RGPP (révision générale des politiques publiques) tout d'abord, dont François Hollande a promis "l'arrêt", les évaluations nationales en CE1 et CM2, et les décrets révisant l'évaluation des enseignants, textes dont la publication est imminente. La circulaire de rentrée, qui prévoit notamment la création de classes préprofessionnelles au collège, sera annulée puis réécrite. 

    Le Haut Conseil de l'éducation, une épine dans le pied?

    En suspens, le devenir des réseaux Eclair, dans lesquels les enseignants sont recrutés directement par les chefs d'établissement, et la poursuite de la réforme de la "gouvernance" qui repense totalement l'administration et le rôle des académies. Le nouveau ministre de l'Education aura une autre épine dans le pied: le Haut Conseil de l'Education. Tout juste renouvelé, le HCE rassemble aujourd'hui des personnalités peu acquises aux idées de la gauche en matière d'éducation: la chercheuse et spécialiste de l'éducation Nathalie Bulle, l'ancien secrétaire général de l'enseignement catholique Fernand Girard, Bernard Thomas, ancien conseiller de Luc Chatel, ou encore Monique Papon, sénatrice UMP, auteur du rapport sur les "jardins d'éveil", structures alternatives à l'école maternelle. 

    sources :

    http://www.lexpress.fr/education/education-la-feuille-de-route-de-francois-hollande_1112174.html


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  • LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

    Pour que ces mots riment avec école laïque et publique dans cette nouvelle ère...


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  • Aide personnalisée : qu'en pensent réellement les enseignants ?

     

    C'est maintenant qu'il faut donner son avis sur la politique éducative et l'aide personnalisée en fait partie : alors qu'en pensez-vous ? Quels sont les avantages ? Les inconvénients ? Qu'est-ce que l'aide personnalisée a changé dans vos pratiques ? Quels regards portez vous sur les élèves en difficulté ? Cette aide est-elle efficace pour vous ? ....

     

    Le débat est ouvert !!!!


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  • Je relaie une information qui est peut-être connue par certains d'entre nous mais en général ignorée.

     

    Pour mieux comprendre CALCUL du temps de travail des enseignants :

    IL FAUT REVOIR LE  TEMPS DE TRAVAIL DES ENSEIGNANTS! LE DECRET DE 1950 EST  VRAIMENT TROP VIEUX !

    Actuellement, le temps de travail d'un enseignant de collège ou de  lycée est de 18 heures par semaine. C'est, pour les  professeurs certifiés, le seul élément fixe et clair relatif au temps de travail qui leur est demandé. Il a été fixé par  une décret datant de 1950.

    Rendez-vous compte! 18 heures par semaines! Quel salarié ne voudrait pas travailler aussi peu pour d'aussi bons salaires? Comment le législateur a-t-il pu créer en 1950 un statut aussi avantageux?

    En fait, ce temps a été conçu en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires. En effet, le temps de travail légal de l'époque s'il était légalement de 40 heures par semaine, était en réalité de environ 42 h par semaine, sur 50 semaines.
    Mais que s'est-il passé depuis pour les enseignants? Rien! Alors que pour les autres salariés il y a eu la troisième semaine de congé payé en 1956, puis quatre en 1969. Les 40 heures réelles ont été atteint au début des années 70 (elles étaient un droit depuis 1936).
    Mais ça n'est pas fini: il y a eu les 39 heures et la cinquième semaine en 1982, puis les 35 heures en 2000. En somme le temps de travail hebdomadaire pour les salariés a baissé de 25 %. Mais les enseignants doivent toujours le même service.

    C'est au moins un enseignant qui écrit cela vous dîtes-vous, en lecteur éclairé!
    Certes je l'avoue, je fais partie de ces privilégiés.
    Car, comment peut-on parler de temps de travail sans parler des vacances? Eh bien justement, le législateur a tout prévu
    et cela de deux façons. D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 42, ça c'est pour les petites vacances (Toussaint, Noël...). Donc notre temps de travail était annualisé.
    Mais, et les deux mois d'été alors? Là, c'est un tout petit peu plus compliqué.

    Certains enseignants ne le savent même pas, d'ailleurs. Cela se situe au niveau de la grille des salaires. Notre grille a été, elle aussi, fixée en1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12.
    Par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000 € par mois il recevra 24 000 € par an, alors que pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais sur 10 mois, soit 20 000 € par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 € par mois.
    Eh oui, chers lecteurs, les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances.
    Oui bon d'accord, peut-être que nous ne sommes pas si privilégiés que cela concernant le temps de travail. Mais côté salaires, quand même, nous ne sommes pas à plaindre! Eh bien soit, comparons: Nous sommes nettement en dessous de la moyenne des cadres du privé comme du public(qu'on nous prouve le contraire). Mais, à mes yeux, l'exemple le plus frappant de la dégradation de la valeur que la nation accorde à ceux qui éduquent ses enfants est le suivant.


    Le salaire de départ d'un enseignant en 1970 était 2 fois supérieur au SMIC.
    Aujourd'hui, il n'est plus que 1,2 fois plus élevé.


    Autrement dit si comme le PS l'a écrit dans son projet le SMIC augmentera de 25 % au cours des cinq ans à venir (et l'UMP l'a augmenté au même rythme annuel dès cette année), un enseignant débutant gagnera moins que le SMIC.
    Faudra-t-il en arriver là pour que la société se rende compte de la dégradation de notre situation?
    Alors oui le décret de 1950 est vieux!
    Il est vraiment temps de le toiletter comme le disent nos gouvernants! Mais dans quel sens ?


    Laurent TARILLON, enseignant de sciences économiques et sociales à Grenoble.

    PS: Ce texte est libre de droits.
    Vous pouvez le faire circuler autant que vous le voulez.


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