• Vinz et Lou sur internet

    Deux personnages de dessins animés pour amener à réléchir sur l'usage d'internet.

    Au programme

    Internet Koi Kès ?

    Super jeu en ligne proposé par Dans le cartable d'une maîtresse 

    Les 1001 usages d'internet 

    http://www.angedeserra.net/ecole/1001-usages-internet-1.htm

    Tout n'est pas pour toi Si t'es choqué faut en parler.

    Tout n'est pas toujours vrai sur internet

    Un blog pour tout dire Les secrets c'est privé, interdit de les publier.

    Accro d'internet

    Et d'autres petites vidéos à découvrir...

     

    MISE À JOUR DU 1ER FÉVRIER : Internet sans crainte propose des scenarios pédagogiques pour utiliser les vidéos de Vinz et lou sur internet. Détour à faire !!!

    Vinz et Lou sur internet

     

     


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  • Mémoire cafipemf en éducation musicale

    PETITS MOTS SUR MON MÉMOIRE DE CAFIPEMF

     

    Les questionnements et la problématique
    Les lectures de Bruno Suchaut et de Gérard Chauveau ont généré de nombreuses questions sur ma pratique de classe en termes de constats, de modifications de pratique et de dispositifs didactiques.
    -    En quoi les domaines de l'éducation musicale et de la maîtrise de la langue interagissent-ils au bénéfice de l'entrée dans l'écrit en grande section ?
    -    Pourquoi les élèves de grande section réussissent-ils mieux leur scolarité au CP depuis la naissance d'un projet de liaison GS/CP ?
    -    Quelles pratiques, en éducation musicale, permettent aux élèves de grande section de mieux appréhender l'écrit ?
    - Pour quelles raisons, du point de vue des chercheurs, les interactions lire-écrire favoriseraient-elles les attitudes et compétences de lecteur au cycle 2 ? Dans quel contexte ?
    -    De quelle manière peut-il y avoir un parallèle entre lire-écrire un texte et lire-écrire une partition ?
    -    Comment savoir si les situations mettant en jeu l'écriture musicale bénéficient aux élèves les plus en difficulté    pour entrer dans l'écrit ?
    Ces réflexions me permettent alors de dégager la problématique suivante :
    En quoi, en grande section, les activités musicales favorisent-elles une démarche d'apprenti lecteur ?
    Demande agrément de sujet Veux Elise septembre 2010    2/4
    Les hypothèses
    Hypothèse générale : une pratique musicale mettant en jeu une réflexion sur l'écriture musicale permettrait aux élèves de mieux comprendre le fonctionnement de l'écrit en production et en réception.

    Voici en quelques mots le texte qui a été présenté au jury validant la proposition de mémoire.

    Je vous mets en lien, le mémoire que j'ai écrit à ce sujet en février 2011 dans le cadre d'un cafipemf spécialisé éducation musicale.

     

    lTélécharger en cliquant sur le lien ci dessous (vérifiaction du lien le 6 septembre 2016)

    Mémoire cafipemf 2011 éducation musicale Elise Veux

    Si vous souhaitez utiliser ce document pour votre patrique personnelle je n'y vois aucun inconvénient.

    Si vous souhaitez utiliser ce document en dehors de la classe ou le diffuser publiquement veuillez prendre contact avec moi.

    Si vous souhaitez partager cet article, merci de mettre un lien vers cette page.

    Si vous souhaitez échanger à ce propos...c'est avec grand plaisir...un petit commentaire ?


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  • chanson : La fillette et le loup Voici quelques documents pour travailler "la fillette et le oup", une chanson de Pierre Chêne qui s'inspire du Petit Chaperon Rouge : une petite trouvaille amusante.

     Les paroles de la chanson que vous pouvez télécharger en cliquant sur la visionneuse en haut à droite.

     

     

    Partition de la fillette et le loup

    Version instrumentale et vocale sur le site des rencontres chantantes

    Une autre version avec un changement de tempo (pour ma part, celle que je préfère).

    Pour faire le lien avec l'histoire des arts

    Maurice Ravel, les contes de  ma mère l'Oye : Pavane de la Belle au bois dormant

    Les contes de ma mère l'oye de Charles Perrault


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  • Et voici la solution de ce rébus :

     

    10 000 connexions : UN GRAND MERCI !!!!!

    Pour fabriquer ce rébus : rien de plus facile 

    http://www.rebus-o-matic.com/



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  • Notes or No notes ?

    QUESTION DE POINT DE VUE

    Je n'adhère pas à la note dans la mesure où elle peut amener les élèves à se situer dans un "espace de compétition". Cela en dehors du fait qu'institutionnellement les notes n'ont pas leur place à l'école primaire. Les notes sont en général antinomiques d'estime de soi pour ceux qui en reçoivent de "mauvaises".
    Voilà pourquoi, j'ai opté pour les annotations NA EVA AR ET A ou le code couleur associé si j'ai besoin de lire rapidement l'outil (rouge, jaune, bleu, vert).


    Il me semble nécessaire ensuite que les élèves comprennent à quoi servent les évaluations ?
    Elles servent à donner des repères à l'enseignant pour organiser les apprentissages de manière à ce que tous les élèves réussissent...mêmes s'ils ne réussissent pas tous en même temps. Elles servent aux élèves pour savoir où ils en sont dans leurs apprentissages.

    Du point de vue de l'enseignant, les évaluations permettent de savoir où en sont les élèves : de revoir une notion avec toute la classe ou bien constituer des "groupes de progrès" pour amener les plus en difficulté à dépasser l'obstacle auquel ils sont confrontés.

    Voilà pour mon blabla de maître-formatrice.

    POURQUOI ÉVALUER ?


    Dans la classe voilà comment je fais pour créer un climat où l'évaluation est dédramatisée, où les stratégies sont sollicitées, où l'erreur est acceptée car nécessaire pour comprendre comment la dépasser.

    Les deux premières semaines, il y a eu des débats ou des échangent oraux (j'ai des cm1) :


    A quoi servent les contrôles ? A quoi servent les évaluations ? Quelle différence entre "contrôle" et "évaluation" ? A quoi sert l'erreur ? Qu'est-ce qu'une faute ? Quelle différente entre "faute" et "erreur" ?
    Les bons élèves n'ont-ils aucunes difficultés ?

    Tous ces échanges ont permis à tous de verbaliser et/ou comprendre :
    que l'évaluation était nécessaire pour comprendre où progresser
    que je n'avais pas forcément besoin d'une évaluation pour prendre en compte les réussites ou les difficultés de chacun : j'ai un petit livret d'observation où je note les réussites ou les difficultés. Je peux m'en servir à tout moment de la journée.
    Le cahier d'entraînement est aussi un outil pour voir où l'élève en est . Par exemple un élève qui a eu du mal à mémoriser des mots-outils peut demander à travailler sur cette compétence en groupe de progrès.
    que l'enseignante n'était pas la seule à pouvoir aider à apprendre : l'aide d'un pair est alors une modalité importante.

    Bref, concrètement dans la classe, voici les outils mis en place pour que les élèves s'approprient les annotations NA EVA AR A :

    DIFFÉRENTS OUTILS


    un tableau blanc est dédié à cet espace d'apprentissage : " Ce que nous découvrons, ce que nous apprenons..."
    des affiches de découverte de savoir sont écrites à l'issue des mises en commun et les stratégies mise en évidence (méthode de X, méthode de Y....)
    une échelle de savoir est schématisée sur cet espace : graduation de 1 à 10 non chiffrée avec NA(au niveau du 0) EVA (au niveau du 5) AR (au niveau du 8)  A (au niveau du 10)
    une grille d'observation est positionnée en permanence : tableau avec liste des élèves et cases blanches à remplir en fonction des difficultés rencontrées.
    A la fin d'un exercice d'entraînement ou à la fin d'une recherche, je demande à l'ensemble de la classe si les exercices ont posé problème (auto-évaluation) et pourquoi, qu'est-ce qui a fait obstacle. Je le note sur cette grille. Après la correction, la grille d'observation peut être modifiée. Il s'en suit un atelier de remédiation ou une reprise en classe entière ou une autre situation en demi groupe classe.

    Moralité de l'histoire
    Les élèves sont d'une part conscient de leurs progrès .
    Le climat de classe instauré permet de respecter pleinement les difficultés et les réussites de chacun. Les réussites sont valorisées dans la mesure où cela permet à l'élève d'être tuteur d'un autre (par exemple un élève en grande difficulté est tuteur de "copie" d'un élève "brillant" qui a une écriture quasiment illisible).
    Les remarques liées à la compétition ou à la moquerie sont proscrites.

    J'ajoute juste un petit mot concernant les ceintures dont la philosophie générale me plaît beaucoup mais que je n'adopte pas pour le moment parce justement cette notion "sportive et compétitive" liée à la dénomination même m'ennuie beaucoup.

    En revanche je suis en train de décliner, pour le cycle 3 les cartes d'apprentissage, qui sont un peu le pendant des ceintures et qui s’intègrent dans la démarche que j'ai essayé de mettre en mot. Cela permet de verbaliser les apprentissages en jeu du point de vue de l'élève et de faire en sorte qu'il comprenne les objectifs de l'enseignant.

    Je vous mets en lien l'article sur les cartes en mathématiques et j'espère avoir le temps de faire celles de français d'ici la fin des vacances de Toussaint.

    http://leremuemeningesdelise.eklablog.com/les-cartes-d-apprentissages-mathematiques-c3-sont-arrivees-a5212551

    Vos remarques et vos commentaires sont les bienvenus...débat à venir ? LOL


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  • En sortant de l'école

    Pour cette première période, nous avons travaillé sur en sortant de l'école avec les cm1. Il faut préciser que je voulais travailler dans le cadre de l'histoire de l'art sur des "noms" que les élèves rencontraient au quotidien, dans leur environnement (nom de rue, bâtiments publics etc...) ... l'école maternelle de notre commune s'appelle Jacques Prévert !!!!

    Voici quelques bricoles :

    Paroles en sortant de l'école.pdf

    carte d'identité histoire des arts Jacques Prévert selon le modèle proposé par Charivari

     

     

    http://ekladata.com/leremuemeningesdelise.eklablog.com/mod_article7258235_1.gif


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  •  

    Voyage raconte l'histoire d'un chanteur qui se promène dans le quotidien ! Pour sensibiliser les élèves à la musique de tous les jours ou leur faire prendre conscience des sonorités de notre environnement, du cycle 1 au cycle 3 cette entrée est intéressante...et puis du coup la musique n'appartient pas qu'aux musiciens, n'est-ce pas !!!! Cet article est une mise en forme pour le blog du recueil pédagogique à l'usage des enseignants paru en 2008 au CNDP.(note perso).

    Ecoute Ecoute extraits sonores

     

    Voyage
    Premiers arrêts sur le sonore

     

    Cette partie est une balade conçue comme une succession de contextes et de scènes, dans lesquels nous entraîne un chanteur baryton (tessiture vocale, entre ténor et basse). Nous servant de guide, il nous invite à une audition attentive de notre envi- ronnement sonore. Pour chacune des séquences, on s’aperçoit que l’on peut entendre et formuler des informations, explicatives ou sensibles, alors que ce sont souvent des événements qui font partie de notre quotidien sonore, et sur lesquels on s’arrête rarement. Le chanteur, au fil de sa promenade, traverse diverses situations qui se prêtent à une mise en relief de certaines particularités de l’univers des sons, des espaces, des temps, des cultures et de l’histoire.
    Ce voyage, qui peut s’écouter en continu, dans son intégralité, est découpé en quatorze plages permettant un premier pointage non systématique. Pour chacune d’elles sont proposés des éclairages particuliers qui, mis bout à bout, doivent permettre de s’approprier la dimension sonore. Après le descriptif des quatorze plages, une démarche pédagogique est proposée comme exemple parmi d’autres possibles pour aborder cet univers de l’écoute avec une classe.

     

    01    Qualité d’écoute    [0’57”]
    Entrons sur la pointe des pieds : tic-tac du réveil, froissement de drap, sonnerie, mouvement de matelas, pas lourds, craquements du plancher, bâillements, frottement du tissu des vêtements, robinet... Toutes les conditions de «non masquage» des sons sont réunies. Superposés ou non, les sons sont très distincts, ils se détachent d’un « silence* »

    Qualité d'écoute


    02    Densifications    [0’16”]
    La douche est rejointe par la mer. L’épaississement des écoulements d’eau successifs, avec une arrivée progressive de fréquences* graves (propres à l’océan), montre bien comment la densité* peut croître sans que l’intensité* n’augmente de manière significative. Par ailleurs, la dynamique* du flux et du reflux fait varier le timbre* de cet ensemble compact et abondant de fréquences, qui se compose à la façon d’un « bruit blanc* ».

    densifications



    03    Deux interprétations    [0’41”]
    Une petite fille dépasse, en sautillant, le chanteur qui descend l’escalier. Elle entonne un air dans une tonalité qui est reprise par le baryton, mais une octave plus bas. On peut noter que tous deux ne chantent pas à pleine voix, ne fredonnent pas non plus: ils chantent à mi-voix. Le tempo de la petite fille fluctue en fonction de son action, elle chante parce qu’elle descend l’escalier : ses pas, sautillants et libres, donnent à sa chanson un caractère mouvant. Le chanteur, lui, est régulier dans son interprétation: on entend tout de suite que c’est son métier, sa voix est « placée », juste et posée. Il a même le réflexe sécurisant de caler le rythme* de ses pas sur le tempo musical.

    deux interprétations


    04    Ambiances    [1’05”]
    La succession d’ambiances urbaines – la cour, la rue, sous un porche, la rue de nouveau avec l’arrivée du taxi –, révèle des espaces plus ou moins résonants, plus ou moins encombrés, sonores, brillants ou sourds. La sensation de déplacement du chanteur, qui s’éloigne ou se rapproche, est audible dans le timbre de sa voix. (Ici, c’est l’écoute du son qui renseigne sur le contexte, et non l’inverse.)

    ambiances



    05    Sons mats    [0’45”]
    Les voix dans le taxi sont très sourdes, comme étouffées. L’espace est exigu, chargé de tissus, et donc absorbant. Quelques petits événements sonores suffisent à signer la fonctionnalité du véhicule, un taxi : moteur diffus et sombre de la voiture, essuie-glaces, clignotants, radio du chauffeur...

    sons mats



    06    Polyrythmie    [0’31”]
    Cette courte séquence enchevêtre, par superpositions, un même module rythmique à lui- même. Le fait que ces modules soient identiques et non variés, ni en intensité*, ni en tempo, crée des décalages et contretemps constants et démultiplie le découpage du temps de façon ordonnée et quasi mathématique.
    La séquence fait office d’ellipse narrative du trajet en taxi.

    polyrythmie



    07    Acoustique architecturale    [1’18”]
    Le chanteur franchit un portillon de jardin, chante dans un espace libre, puis passe sous un porche vaste et très résonant avant de ressortir de l’autre côté ; sa voix ne porte plus, devient alors très sèche et précise. Cette traversée met en évidence le rôle majeur du champ indirect dans la perception: nous n’entendons pas les sons uniquement depuis les sources qui les émettent, mais par l’intermédiaire des murs qui nous les renvoient de toutes parts.

    acoustique architecturale


    08    Sonorisations et intelligibilité    [1’31”]
    Il s’agit ici d’annonces diverses recueillies dans différentes gares. Nous pouvons relever plusieurs paramètres, qui conditionnent l’audibilité d’un message destiné à être perçu par des usagers dans de vastes espaces : • la qualité de la sonorisation ;
    • la quantité de sources sonores accumulées à ce moment-là dans le même espace que l’annonce (effets de masque*) ;

    • la proximité entre le haut-parleur et l’auditeur (champ le plus direct possible) ;

    • la résonance propre du volume – plus les sources diffusées ou propagées sont puissantes, plus le volume entre en résonance ; d’où l’idée, pour améliorer la compréhension, de multiplier les haut-parleurs dans les gares ou les grands espaces, de façon à diminuer la puissance de diffusion et se rapprocher des auditeurs ;


    • l’articulation, la clarté de la voix (souvent féminine) et l’application apportée à l’énoncé du message lu (vitesse) ;

    • il faut noter que les annonces sont souvent précédées de « sonals musicaux » (jingles courts), de façon à attirer l’attention du passant avant le message lui-même, à transformer en un clin d’œil l’auditeur en « écouteur ».

    Sonorisations et intelligibilité




    09    Reconnaissance    [1’17”]
    Ici, il est difficile de reconnaître la source du son sorti de son contexte visuel, social ou factuel. Le fait de savoir que la scène se passe dans une gare nous aide – et encore – à reconnaître cet étrange «clapotis» ou petit roulement caractéristique mais rarement écouté pour lui-même : une valise à roulette de voyageur ! Notons, du même coup, que le fait de ne pas tout de suite reconnaître la source sonore – le corps sonore* qui le produit – nous aide à l’écouter comme un son, c’est-à-dire dans sa forme, sa consistance, son intensité*, son timbre*...
    En fin de séquence, le train arrive en gare, tous freins serrés. Nous sommes en présence de fréquences* particulièrement aiguës et perçantes, étales, étirées : on pourrait croire que la forme générale est un crescendo suivi d’un decrescendo ; en fait la forme est créée essentiellement par l’apport, puis la soustraction, de fréquences (hauteurs*).

    Reconnaissance



    10    Extérieur/intérieur    [1’11”]
    Dans le train stationné en gare, nous entendons les bruits extérieurs du train (et, en arrière- plan, la gare ou le quai). De façon très efficace, ce complexe sonore est ensuite « étouffé » par la fermeture des portes du train: l’ambiance résiduelle est de faible intensité, et surtout de qualité « intérieure ». Le train se met à rouler, les bruits de roulement entrent progressivement de toutes parts (par le sol, les fenêtres...). Le chanteur, en plan rapproché, chantant pour lui-même, renforce encore cette impression d’espace fermé, malgré un environnement sonore constitué principalement de bruits extérieurs se propageant dans le wagon.

    Extérieur/intérieur



    11    Techniques, époques    [2’04”]
    Nous étions précédemment [séquence 10] dans un train desservant la banlieue de Paris (RER), nous voici soudain transportés dans un TGV puis, plus loin, dans un train de nuit traditionnel. Les distinctions sont nombreuses : absence de bruits de roues sur les rails et fréquences aiguës des portières pneumatiques dans le TGV, rythme typique des boogies passant sur les rails disjoints des voies traditionnelles qu’emprunte le train de nuit. On revient finalement dans le RER : toute l’ambiance sonore signe à elle seule son époque ferroviaire, ses techniques et ses façons mêmes de voyager.

    Techniques, époques



     

    12    Sélectivité    [1’19”]
    Chaque voyageur dans le bus vit ce trajet de manière personnelle. Certains écoutent peut- être les différents bruits du bus, d’autres pas. Et nous ? Promenant notre oreille près de chacun de ces voyageurs, nous nous approchons de leur intimité: les uns se parlent, les autres fredonnent, un enfant joue... Mais, dans ce labyrinthe d’histoires singulières auxquelles nous nous attachons volontairement, notre attention a peut-être quitté l’écoute des sons du bus. Ainsi assimilés, nous avons vite fait de les placer au second plan, voire de les évacuer. La sélectivité auditive est cette faculté de sélectionner ce qui fait sens ou sensation pour nous, ce qui nous intéresse, nous est utile ou agréable (ou désagréable), évacuant du même coup tout autre son, ambiance, événement ou information alentour.

    Sélectivité



    13    Fiction ou réalité ?    [2’28”]
    Dans cette longue séquence, tous les sons sont bien réels, mais ils nous invitent à une écoute plus musicale, relevant davantage du poétique que de la recherche d’informations : un cheval sur une route, scène sonore large, de campagne probablement, mais la voix du baryton est toute proche, intérieure et intime, elle va de droite à gauche, la moto nous ramène dans la rue, puis, d’autres scènes de campagne s’ensuivent, ruisseau, oiseaux, échanges de voix... Cette mise à distance, qui donne à entendre « la vie » autrement, nous est accessible souvent, sans l’artifice de la manipulation du son : cela requiert une disponibilité particulière, l’écoute du tout et non plus celle des éléments qui le composent, détachée de nos intentions. Cette écoute particulière suppose de mobiliser notre dispo- nibilité, dans une optique de perception active et créatrice. Nous ne laissons plus notre jugement des choses nous déborder, dans une interprétation systématique de ce qui nous entoure : avec distance, avec le corps, nous écoutons la couleur des sons, leur écriture collective, leurs plans, leur forme, leur langage...

    Fiction ou réalité



    14    Richesse et capacités de l’ouïe    [1’02”]
    Le baryton joue avec l’air d’une chanson populaire. Il chante doucement, puis fort, tourné vers nous, puis vers le lointain. Aucune réflexion de murs, un plein air seul, aucun autre son que sa voix, ses pas et un bruit de fond continu en arrière-plan : notre perception des minuscules changements de couleur de sa voix suffisent à nous informer qu’il est en mouvement, qu’il va et qu’il vient, qu’il s’éloigne ou s’approche de nous ! Nous touchons ici au rôle très subtil de l’oreille dans sa capacité de localisation : c’est un organe infiniment complet et complexe, qui nous renseigne d’une façon incroyablement puis- sante et raffinée, sans que nous le sachions. Ainsi, cet organe, sans que nous n’en ayons jamais conscience, nous apporte à chaque seconde, de façon fine et cultivée, des sommes impressionnantes d’informations, objectives ou techniques, et sensibles à la fois. De fait, cet outil de précision qu’est l’ouïe en fait un organe très fragile (les agressions sonores, le stress, les mauvaises manipulations... peuvent rapidement l’altérer).

    Richesse et capacités de l’ouïe


     

    15    Entrer dans le son    [2’38”]
    Entré dans sa petite maison, le chanteur circule çà et là puis s’assied ; il joue avec l’intensité, forte puis pianissimo, sans jouer avec l’expression ; nous nous rapprochons de lui, puis rien d’autre n’est audible que le grain de sa voix, il ne chante plus que pour nous, au creux de notre oreille, sa voix devient fluide, chaude.

    Entrer dans le son

     

    CLIQUER ICI POUR DES PISTES DE MISE EN OEUVRE POUR LA CLASSE

     

    Et voici un lien vers l'excellent blog d'Orphys où vous pourrez trouver des banques de sons.

    http://www.bruckert.fr/lorin/disciplines/son-mystere-les-ambiances-les-lieux

     


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  • Un budget "historique"

    L'Etat entre en récession. Pour la première fois depuis 1945 ses dépenses vont baisser en 2012 a annoncé le 28 septembre le ministre des finances. Les dépenses de l'Etat diminueront de 2 milliards et 30 400 postes de fonctionnaires seront supprimés. L'effort est équivalent à celui de 2011 (- 31 513) et 2010 (-33 748). La masse salariale totale de l'Etat sera en baisse de près de 200 millions.

     

    Pour le gouvernement, "la réduction de l'endettement est une priorité". Le déficit public sera ramené de 5,7% en 2011 à 4,5% en 2012 a précisé Bercy. Le désendettement commencerait en 2013. Cela à condition que la situation de l'euro ne se dégrade pas...

     

    Pour l'Education nationale, les dépenses de l'enseignement scolaire seraient quasi stabilisées en 2012 à hauteur de 62 milliards. L'éducation nationale perdra 14 000 postes. Le primaire devrait rendre 5 700 postes sans fermeture de classes supplémentaires : autant dire que les Rased, les assistants de langues , les conseillers pédagogiques vont payer la note. Le secondaire rendra 6 550 postes.

     

    Il reste maintenant au gouvernement à faire passer la loi de finances  devant le Parlement ce qui risque d'être plus difficile qu'avant depuis le basculement du Sénat, l'aggravation des divisions dans la majorité et la dégradation prévisible de la situation économique.

    source : http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2011/09/29092011Accueil.aspx#faitdujour


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  •  Dictée rituelle quotidienne en CM

    Article écrit par Anne Barbarit et pensé à deux têtes avec Geneviève Bosman. Un grand merci pour le partage.

    Démarche générale:

    Il s’agit d’une dictée qui débute chaque journée d’école.

    La démarche s’appuie sur l’aspect rituel, donc rassurant, fédérateur et facilitateur dans la mise au travail du groupe classe. Elle fait aussi le pari de l’apprentissage par entraînement et répétition régulière d’une même situation.

     

    Les élèves reçoivent, pour chaque période, une liste de mots à apprendre (issue de l’échelle Dubois Buyse). Chaque jour, ils doivent apprendre à mémoriser 5 mots lors des trois premières périodes, puis 10, lors des deux dernières.

    A chacun leur tour, ils inventent une phrase avec ces mots du jour. Chaque jour, un nouvel élève apporte donc sa dictée. La phrase qu’il a inventée est lue aux autres élèves qui l’écrivent dans le cahier du jour. L’élève rédacteur de cette dictée, l’écrit au tableau, la maîtresse écrit dans le cahier du rédacteur du jour.

     

    S’ensuit une correction collective. Au fur et à mesure des apprentissages en grammaire, conjugaison, orthographe, la correction donne lieu à de nouveaux débats.

    Un tableau évolutif des critères d’évaluation est donné aux élèves au début de la dictée. Il est destiné à les aider à anticiper et "relire" la dictée. C’est un des éléments qui permet de donner du sens aux divers apprentissages et de « créer des liens ».

     

    Compétences travaillées:

    Ce rituel constitue donc un support quotidien de manipulation de la langue. Il permet donc de travailler :

    La mémorisation orthographique 

    Le vocabulaire : on demande, aux élèves de chercher chaque jour le ou les sens des mots et un rapide travail de vérification est fait chaque matin lorsqu’il y a lieu.

    Grammaire :

    • La phrase : les élèves apprennent à construire correctement des phrases, à jouer avec les mots, à travailler sous la contrainte de l’utilisation de mots et parvenir à écrire une phrase, qui ait du sens et qui soit grammaticalement correcte.

     

    • La conjugaison. Cette situation implique une prise de conscience progressive des étapes réelles ou mentales suivantes:

      • apprendre chaque soir à orthographier l’infinitif d’un verbe,

      • se préparer à le conjuguer à toutes les personnes aux différents temps appris,

      • identifier le verbe dans la phrase proposée,

      • savoir s’il est conjugué ou non, si oui, trouver le sujet avec lequel il doit s’accorder.

    • Les classes de mots : A compter de la seconde période, on met en place un système de classement des mots utilisés dans des pochettes : noms, verbes, adjectifs, mots invariables…

     

    Production d’écrits: les enfants ont l’opportunité de jouer avec les mots, ceci permet de « dédramatiser » l’acte d’écriture.... et de chasser la peur de la feuille blanche !

    Vocabulaire :

    C’est également un support pour apprendre à utiliser le dictionnaire : différents sens d’un mot, classe etc.

    Remarque :

    C’est un travail à la maison, assez simple à mettre en place et dont la méthodologie peut s’améliorer au fur et à mesure de l’année.

    Il a aussi de vraies vertus de « déblocage » par rapport à la production d’écrits pour un grand nombre d’élèves.

    Il est toutefois nécessaire de penser à des remédiations dans le cadre d'un groupe de besoin sur le temps de classe ou aide personnalisée le cas échéant .

    Chacune des disciplines énumérées ci-dessus ne donne pas systématiquement lieu à un travail quotidien, au risque, sinon de ne pas laisser de temps aux apprentissages prévus dans la programmation, mais c’est bien l’opportunité quotidienne qui est intéressante et porteuse.


    Pour télécharger le document au format .pdf, cliquer ici (avec des compléments à l'article pour la mise en oeuvre dans la classe).

    http://ekladata.com/leremuemeningesdelise.eklablog.com/mod_article5896070_1.jpg


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  • Livret de suivi B2I

    Je viens de découvrir une ressource institutionnelle concernant le suivi du B2I école. Les liens sont actifs et renvoient à des scénarios (scenarii LOL) de classe : outil intéressant à partager il me semble.

    http://www.b2i.education.fr/ecole.php

    Et voilà pour le document élève.

    Feuille de position B2I élève.pdf

    Feuille de position B2I élève.odt


     


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