• Education: revue de presse au lendemain des élections

    LE CAFÉ PÉDAGOGIQUE

    Bruno Suchaut inaugure une série d'analyses sur ce que devraient être les 6 premiers mois du quinquennat Hollande en matière d'éducation. Un autre article demain

     

    "Le temps n'est plus à multiplier expertises et rapports". Pour Bruno Suchaut, chercheur associé à l'IREDU, URSP (Vaud), le nouveau président dot engager immédiatement des réformes en commençant par celle du temps scolaire pour changer la vie interne des établissements..

     

    François Hollande, comme ses prédécesseurs, va probablement bénéficier d’un état de grâce pendant les premiers mois de son quinquennat, les partenaires de l’école devraient alors manifester une certaine bienveillance à l’égard du prochain ministre de l’éducation et de son action future. C’est donc pendant cette période que les mesures inspirées du programme du nouveau Président doivent se mettre en place, sachant que les décisions politiques sont à envisager à deux niveaux.

    source : café pédagogique 7 mai 2012

    ÉDUCAVOX

    Une page se tourne aujourd’hui. L’idée de refondation du système éducatif s’est donc imposée dans les urnes, mais tout reste à faire.
    La tâche sera rude.
     
     
    Il faudra d’abord expliquer clairement à la Nation quels sont les enjeux et faire partager cette idée essentielle, que le monde a tellement changé depuis la création de l’école de Jules Ferry et les efforts de rénovation entrepris après mai 1968, qu’il sera impossible de se limiter à corriger l’existant, à l’améliorer, à le retoucher aux marges, à le coloriser.
     

    Les liftings peuvent sauver ou conforter des apparences, mais ils ne peuvent pas supprimer la réalité du vieillissement et de l’obsolescence. Il faudra expliquer que la conception de l’éducation détermine, au moins en partie, l’avenir de la société, du vivre ensemble, de la réussite économique, sociale et sociétale.

    par Pierre Frackowiak lundi 7 mai 2012 -

    http://www.educavox.fr/actualite/debats/article/education-tout-reste-a-faire

     

    L'EXPRESS

    François Hollande a beaucoup parlé d'école pendant sa campagne. Et beaucoup promis. Les premiers mois de son quinquennat seront dédiés à la préparation d'une réforme d'ampleur de l'Education nationale. 

    L'éducation a été au coeur de la campagne de François Hollande. Elle sera le dossier prioritaire de son futur gouvernement. Passés les discours de meeting, l'heure est aux actes. En matière d'éducation François Hollande a déjà tracé sa feuille de route, exposée dès le 4 avril dernier dans un "agenda du changement". La première mesure prise par son gouvernement sera l'augmentation de 25% de l'allocation de rentrée scolaire, par décret "entre le 6 mai et le 29 juin". 

    Après les législatives, le mois de juillet sera consacré à la mise sur pied d'un "plan d'urgence" pour la rentrée scolaire, en trois volets: affectation de 1000 postes en plus dans l'enseignement primaire, le rétablissement des Rased et le recrutement de personnels éducatifs supplémentaires, enfin des "mesures d'urgence pour compléter la formation pratique des professeurs néo-titulaires". Un volant de trois à quatre heures de formation pour les nouveaux professeurs est aujourd'hui à l'étude. 

    Les syndicats mettent la pression

    Depuis novembre, Vincent Peillon et son équipe discutent avec les organisations syndicales des modalités concrète de ce plan d'action. Le rythme des discussions s'est accéléré durant les derniers mois de la campagne sous l'égide de Bruno Julliard, secrétaire national du PS à l'éducation et de Yannick Trigance, ancien inspecteur et conseiller régional PS. 

    Avant même les passations de pouvoirs, prévues la semaine prochaine, le Snes, principal syndicat du secondaire met la pression au futur ministre: "un plan d'urgence pour la rentrée 2012 doit être le premier pas d'un renouveau pour l'Education et particulièrement le second degré ", prévient-il dans un communiqué diffusé le 7 mai. Le syndicat appelle même tous les personnels de collège et de lycée à se réunir dans les établissements pour faire connaître les traductions locales de ce plan d'urgence." Et maintenant?", s'interroge de son côté l'Unsa-Education sur un registre plus mesuré: "Des mesures d'urgence pour la rentrée prochaine et l'engagement pour une refondation de l'École et de l'Éducation dans toutes ses dimensions sont les premières priorités à afficher puis à mettre en oeuvre". 

    Une grande loi préparée dès le mois d'août

    Outre ces mesures d'urgence, le futur ministre de l'Education nationale s'engagera dès le mois d'août dans la préparation de la "grande loi d'orientation et de programmation" prévue pour l'automne. La réforme des rythmes scolaires avec le retour au mercredi matin travaillé et le raccourcissement des vacances scolaires, celle de la formation des enseignants avec la création de l'école supérieure du professorat et de l'éducation, la programmation exacte du recrutement des 60 000 postes dont 5000 pour les universités, seront détaillés dans ce texte de loi. A plus long terme, une nouvelle réforme de la carte scolaire est programmée, et l'éducation prioritaire sera repensée. 

    Plusieurs réformes prises par les gouvernements Fillon devraient être abrogées: la RGPP (révision générale des politiques publiques) tout d'abord, dont François Hollande a promis "l'arrêt", les évaluations nationales en CE1 et CM2, et les décrets révisant l'évaluation des enseignants, textes dont la publication est imminente. La circulaire de rentrée, qui prévoit notamment la création de classes préprofessionnelles au collège, sera annulée puis réécrite. 

    Le Haut Conseil de l'éducation, une épine dans le pied?

    En suspens, le devenir des réseaux Eclair, dans lesquels les enseignants sont recrutés directement par les chefs d'établissement, et la poursuite de la réforme de la "gouvernance" qui repense totalement l'administration et le rôle des académies. Le nouveau ministre de l'Education aura une autre épine dans le pied: le Haut Conseil de l'Education. Tout juste renouvelé, le HCE rassemble aujourd'hui des personnalités peu acquises aux idées de la gauche en matière d'éducation: la chercheuse et spécialiste de l'éducation Nathalie Bulle, l'ancien secrétaire général de l'enseignement catholique Fernand Girard, Bernard Thomas, ancien conseiller de Luc Chatel, ou encore Monique Papon, sénatrice UMP, auteur du rapport sur les "jardins d'éveil", structures alternatives à l'école maternelle. 

    sources :

    http://www.lexpress.fr/education/education-la-feuille-de-route-de-francois-hollande_1112174.html

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  • Commentaires

    7
    Mardi 8 Mai 2012 à 20:41

    Intéressant ces échanges et ces points de vue. Merci les filles !

    6
    Mardi 8 Mai 2012 à 14:38

    L'école dans laquelle ma mère travaille (ATSEM) fonctionne depuis 15 ans en ARE (aménagement du rythme de l'enfant) sous l'impulsion de Guy Drut à l'époque et personne ne semble s'en plaindre même si la journée des enfants est très longue.

    Voici leur EDT 

    Lundi : 8h30-12h (enseignement)  13h30-15h (activités culturelles, artistiques et sportives encadrées par des intervenants extérieurs)  les enseignants ne bossent pas le lundi après midi 

    Mardi / jeudi / vendredi : 8h30-12h (enseignement)   13h30-15h (activités culturelles, artistiques et sportives encadrées par des intervenants extérieurs)    15h00-17h (enseignement avec les maitres et maitresses)

    Mercredi matin: 8h30-12h (enseignement)

    avant ils avaient des grandes vacances tronquées (reprise vers le 23 aout) mais depuis qu'on est "tous" en 4 jours, ils ont les mêmes vacances que tout le monde!

    5
    Mardi 8 Mai 2012 à 12:58

    et demi

    4
    Mardi 8 Mai 2012 à 12:58

    Maîtresse Séverine, je ne suis pas dans le secret des dieux mais s'il y a 4 jours et demie je pense que c'est pour alléger la journée en elle-même. Pour ce qui concerne les vacances d'été écourtées, c'est certainement pour garantir une alternance 7 semaines de travail/ 2 semaines de vancances comme l'avaient préconisé les chronobiologistes à l'époque !

    Pour moi, ce qui ira aux élèves ne pourra que m'aller parce qu'in fine...Ils seront plus réceptifs et cela nous épuisera moins.

    J'ai hâte que ces chantiers de réflexion soient menés....mais c'est un vrai défi de reconstruction !

    3
    Mardi 8 Mai 2012 à 11:22

    Moi aussi pas envie au niveau personnel, de rebosser le samedi matin ou le mercredi matin même si pour ma fille qui est au collège je me lève le mercredi ! mais bon c'est vrai qu'en 4 jours c'est lourd le programme !

    par contre l'ampleur 8h30/17h ça fait une grande amplitude de travail aussi non ? mais les vacances toutes les 7 semaines avec deux semaines de congé c'est bien ! bref si on respecte les rythmes des élèves et non des adultes c'est bien !

    Mais je suis pressée de voir ce que nous réserve le nouveau président ... si le respect de l'élève reste au centre de ses intérêts je dis "enfin" ! et je suis prête !

     

    2
    Mardi 8 Mai 2012 à 11:14

    Merci pour cette revue de presse, très intéressante. Je ne suis pas presséretira travailler le mercredi, mais bon, c'est un moindre mal !

    1
    MarieBrueres Profil de MarieBrueres
    Mardi 8 Mai 2012 à 10:33

    Merci pour cette revue de presse bien intéressante.

    Belles perspectives.

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